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De la violence sociale

 

Des faits de violence sociale se multiplient et inquiètent. Les médias pointent les séquestrations de patrons par des salariés en colère qui n'ont plus grand chose à perdre. Ils font état également des coupures "sauvages" de gaz et d'électricité qui ont affecté localement des particuliers, des administrations, mais aussi un hôpital.

 

Ces moyens d'action sont-ils légaux, se demande-t-on ?

 

Sarkozy avait déclaré les séquestrations "inacceptables" et avait promis - sans aucun effet sur la suite des évènements - la plus grande fermeté à l'encontre des fauteurs de troubles. Fillon a qualifié les coupures de "sabotage". Hortefeux, ministre du Travail, a embrayé en soulignant que ces actions ne pouvaient pas "être assimilées à l'exercice du droit de grève" et qu'elles étaient passibles de "sanctions".

 

On sent les syndicats pas à l'aise, voire débordés. Ce ne sont pas eux qui poussent à la séquestration. Ces actions sont généralement le fait de salariés excédés qui prennent directement en mains la direction des opérations. Quant aux coupures, "c'est une arme quand même terrible, qu'on n'a pas utilisée depuis un certain temps, mais dont on se sert avec précaution", confie un syndicaliste.

 

En tout état de cause, tout cela est pour le moins l'indice d'un dialogue social bloqué, comme si le "dia" [qui évoque la notion d'échanges] de "dialogue" se limitait à un face à face entre deux monologues. D'un côté le patron qui applique la rationalité économique, de l'autre les salariés pour qui ce qui est justifié n'est plus acceptable.

 

Le passage aux solutions extrêmes pose certes la question de la légalité des actions menées : autorisées, pas autorisées ; si pas autorisées, nature de la sanction etc.

 

La violence pose plus radicalement la question du rapport à la loi, quand la loi ne fait plus loi.

 

Bien d'autres débordements que les séquestrations, les coupures etc. relèvent de cette violence. Par exemple, le "Casse-toi pauv'con..." de notre président. Par exemple, le train de vie ostentatoire d'un petit nombre. Par exemple, les rémunérations excessives de certains dirigeants qui ne doutent de rien...

 

 

PS  Pour information : selon la loi, la séquestration de dirigeants est une infraction pénale. Mais le pénal ne résout rien en l'occurrence. [article 224-1 du Code pénal  : "Le fait, sans ordre des autorités constituées et hors des cas prévus par la loi, d'arrêter, d'enlever, de détenir ou de séquestrer une personne est puni de vingt ans de réclusion criminelle"... peine ramenée à cinq ans si la personne séquestrée est libérée avant le septième jour...].



18/04/2009
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