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A la rencontre d'Entheos après la traversée de l'Atlantique

 

 

Entheos, j’en ai déjà parlé dans un billet précédent (Entheos autour de l'Atlantique), c’est le catamaran sur lequel ma fille Éléonore et sa petite famille naviguent autour de l’Atlantique, départ de La Rochelle en juillet dernier, retour en juillet prochain. Nous nous apprêtons à aller les retrouver à mi-parcours, dans quelques jours, mon épouse et moi, du côté de la Martinique : rendez-vous est pris dans l'anse d’Arlet, où l’Entheos va mouiller, tandis que nous résiderons dans le petit village de pêcheurs. 
 
Une belle aventure familiale qui fait rêver ! Nous sommes impatients d’échanger avec eux sur ce que chacun ressent de ces moments intenses personnels et collectifs. Il me plaît, avant cette rencontre attendue, de me remettre en mémoire et partager ce que nous avons su —par l’intermédiaire des messages d’Iridium, reçus chaque jour — de la « grande traversée » de l’Atlantique, des îles Canaries (La Gomera) aux Caraïbes (La Barbade), qui a eu lieu du 10 au 31 décembre.
 
L’équipage est composé de : ma fille Éléonore, mon gendre Lionel, les enfants : Adélie, bientôt 13 ans, Paul, bientôt 11 ans, Théophile, 6 ans 1/2, accompagnés pour la traversée de David, étudiant belge, 25 ans, qui a pris 1 an de congé et voyage à travers le monde — dont la présence sera bien utile et appréciée pour le renfort apporté et l’amitié.
 
 

Derniers préparatifs de départ avant la traversée

 
Extraits d’un message d’Éléonore :
 
" Nous sommes depuis quelques jours dans les grands préparatifs de départ : réparations et vérifications diverses (voiles, moteurs), grande réorganisation du bateau : moteur d’annexe rangé en sécurité, vaisselle trop fragile emballée, tout ce dont nous n’aurons pas besoin a été rangé dans les coffres inaccessibles, tout ce dont nous aurons besoin a été rangé au plus près (nourriture, outils de navigation, lignes de pêches, eau ….), tout a été calé pour résister aux mouvements du bateau dans la houle forte, ravitaillement (nous sommes partis pour une estimation de 21 jours soit 42 repas : 12 kg de pâtes, 6 kg de riz, 30kg de farine (pour le pain!), 16 boîtes de conserves pour la fin quand les produits frais seront écoulés, 15 kg de patates, 5 kg d’oignons, 120 oeufs, 25 packs d’eau de 6 bouteilles  …), remplissage des réservoirs d’eau et de gazole, coupes de cheveux pour certains (j’ai fait coiffeuse pour David et je suis assez fière du résultat)...
Nous faisons une dernière randonnée aujourd’hui avec nos copains du Pourquoi Pas [un bateau ami] pour se changer les idées et se dire au revoir.
Lundi matin, derniers actes : ravitaillement en produits frais, lessive, ménage.
Puis départ au mouillage au sud de l’île [La Gomera] pour finaliser le tout, au calme.
Et grand départ mardi matin - si les conditions météo ne changent pas. Ils annoncent un peu de houle et du bon vent. La première semaine devrait se faire …. à vive allure! Je suis même inquiète de ne pas pouvoir pêcher. Je suis maintenant bien équipée - après de nombreux conseils glanés de partout, et j’ai noté des recettes de poissons crus absolument succulentes (nos copains du Pourquoi pas ont une grande expérience de la pêche et sont d’excellents cuisiniers). J’adorerais attraper des poissons mais pas trop gros quand même… C’est qu’il faut les remonter à bord (j’ai un énorme crochet!) et les tuer !"
 
 
Puis le départ le 12 décembre ! En italique des extraits de messages envoyés via Iridium au moment du point chaque jour (la connexion Iridium ressemble aux très anciennes connexions internet c'est long à charger, cela fonctionne une fois sur deux ou trois, mais ça marche au milieu de l'Atlantique ! précieux ).
Ces extraits sont complétés de quelques réflexions d'Éléonore ; et de photos qui ont été récupérées ultérieurement.
 
 
 

Messages envoyés d'Entheos en cours de traversée

 

 

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12 décembre  Jour 1
Nous nous sommes écartés de la Gomera pour toucher le vent entre les 2 îles (El Hierro)
et avançons 7-8 noeuds avec 25 noeuds établi cap au 220 houle 3/4 arrière
Le bonheur d'être parti !
Encore 3 semaines et nous devrions toucher la Barbade !
 
13 décembre  Jour 2
GPS 27°23 N 19°50 S 
Une première nuit étoilée avec pluie d'étoiles filantes.
 
14 décembre  Jour 3
GPS 25°39 N 23°55 W
Du vent mais pas trop
Plutôt ensoleillé
Nous n'avons toujours pas péché de poisson... heureusement les produits
frais de la Gomera (fruits notamment les mangues délicieuses et légumes :
ratatouille tous les jours !) donnent le sourire à l'équipage
Tout le monde va bien à bord
Les quarts sont organisés comme ceci :
David : 6h-9h, 14h-16h et 21h-minuit
Eléonore : 9h-midi, 16h-18h et minuit-3h
Lionel : midi-14h, 18h-21h et 3h-6h
 

Éléonore : "Les quarts : Les heures de quart sont des heures propices

pour prendre soin « de ses petites affaires intérieures » ; penser aux gens qu’on aime,

leur écrire, rêvasser, imaginer, refaire le monde. Je me demande si ce ne sont pas

des « quarts de vie » où on est vigilant à notre état intérieur et à ce qui compte

pour nous. Ma conclusion : on devrait faire des quarts, même à terre."

 

 

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15 décembre  Jour 4
GPS : 23°14 N 26°01 W  10h45 UTC
Nous descendons au sud pour trouver plus de vent.
Tout va bien à bord ! Nous venons de rater notre première pêche, une belle
dorade coryphène s'est échappée avant de remonter à bord, dommage le livre
de cuisine était prêt à la page ceviche.
Un point un peu plus long aujourd'hui pour vous faire profiter avec nous.
Comment raconter une transat à ses proches ?
D'abord l'euphorie du départ, pas tout de suite au moment de remonter
l'ancre, non, trop dans la préoccupation du moment : ce qu'il faut
vérifier, du briefing sécurité, de ne rien oublier.
Non, quelques heures plus tard, à la barre, au soleil couchant : on est
parti raisonne (résonne aussi) dans la tête et le sourire se dessine sur
les lèvres.
Et puis ce soir avec les nuages, un peu de déception : pas d'étoiles pour
le premier quart.
Le réveil difficile de 3h du matin - comment pourrait il en être autrement
? Essayer de s'habiller dans la pénombre, ayant laissé ma frontale sur la
table à carte, en rebondissant d'une cloison à l'autre de la cabine.
Remonter, l'esprit embrumé, échanger quelques mots pratiques puis tendres
avec Eléonore qui descend se coucher.
Enfin s'installer au poste de barre après avoir pris une poignée de
fruits secs et bu une gorgée d'eau. Et là; découvrir les nuages s'étioler
et le ciel s'étoiler.
De 3 à 4h écouter la mer glisser sur la coque en une symphonie douce et
fluide. Aller faire le point sur le livre de bord, vérifier les batteries,
noter deux mots de commentaire "le ciel s'étoile" : on écrit ce qui vient,
on dessine parfois.
Retourner à la barre. Le ciel s'étoile. Magie de la mer au large, qui nous
entoure et l'absence de lumière alentour : le ciel se pare de millions
d'étoiles invisibles à terre.
Mettre un peu de musique, Jacques Brel, les marquises... le temps
s'immobilise. Une étoile filante, puis une autre, encore une.
S'émerveiller devant ce spectacle unique, une pluie d'étoile filante :
quelle chance !
Me reviennent les mots de mon ami Philippe après notre saut en parachute :
on est vivant ! O combien !
Je parlais d'euphorie au départ, par vagues successives un sentiment
profond, enthousiasme serait un mot plus juste.
Hier Théophile a passé une partie de l'après midi à dessiner des étoiles
filantes pour chaque cabine.  Dans la foulée il semble que le bateau
fleurisse !
Paul et Adélie ont passé la soirée assis au poste de barre à papoter. Au
coucher Adélie s'inquiète : "tu crois qu'on va s'ennuyer quand on aura
épuisé tous les sujets de papotation ?"
Hier soit David a cuisiné - avec talent - des lentilles au lait de coco
avec poivrons (nous avions commandé 5 poivrons rouges et autant de verts,
le marchand nous a livré 5 kilos) Nous nous sommes régalés. Les enfants
découvrent une nouvelle cuisine que la nôtre !
 

Éléonore : "Hier c’était une euphorie d’étoiles dans le ciel. C’était saisissant,

cru, déchirant, tranchant. Aujourd’hui ce sont des zones d’ombre et des zones

plus claires. Est-ce que ça ne nous ressemble pas plus ?

C’est enveloppant, intime, accessible, presque doux. "

 

 

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 Beaucoup de ciseau pour les voiles dans cette transat
 
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Au poste de barre avec Adélie et/ou Paul, souvent le moment de chanter
à tue tête, les cheveux dans le vent et du soleil plein les yeux
 
 
16 décembre  Jour 5
 

Eléonore :

"Prise de quart

Réveil. En fait, je suis déjà réveillée. Je surveille l’heure depuis 1h. Malheureusement,

l’alarme du téléphone est superflue pour moi : je suis toujours en état de vigilance!

Je tâtonne pour attraper mon tas d’habits. Le long processus d’habillage commence.

Dans la cabine : legging, tee-shirt manches courtes, tee-shirt manches longues.

Puis dans le carré : chaussettes de ski, polaire, coupe vent, salopette, veste de quart,

gilet de sauvetage. (Tout cela s’allègera au fur à et à mesure que nous plongeons

vers le Sud). Je mets un bonnet et un tour de cou dans la poche : d’ici 1/2h ils me seront

d’un grand secours. Puis dans le cockpit : chaussures, longe, frontale. Ouf c’est fini!

J’ai l’impression d’être équipée pour partir dans une expédition polaire!

Debrief avec l’équipier du quart précédent et c’est parti pour 3h de veille. 
J’allais oublier : j’ai failli tomber 10x : il est impératif de trouver des stratégies.

S’asseoir et longer les murs sont les plus efficaces." 

 

 

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Ambiance de nuit, lumière rouge pour ne pas s'éblouir, pendant trois heures,

l'obscurité, la veille, se faire chauffer un thé, une tisane, lire, penser, regarder les

étoiles, grignoter, boire de l'eau, respirer, s'émerveiller, s'assoupir, sursauter, régler
les voiles pour s'occuper, et voir arriver l'équipier pour la relève.
 
 
 17 décembre  Jour 6
10h45 UTC
GPS : 23°14 N 26°01 W
Transat, une autre vision
Hier grand soleil une bonne partie de la journée, nous avons barré et
profité. Atelier Pizza par David et les enfants : nous nous sommes régalés
au restaurant Don Entheone
Ce matin, c'est dimanche et le réveil un peu tôt après le quart au son de
"des dauphins" !! Enfin... Pas une dizaine mais une nuée de dauphins tout
autour du bateau, plusieurs dizaines dont de nombreux petits qui sautent
en tout sens. Les enfants sont aux anges. Nous aussi. Ensuite petit
déjeuner avec viennoiseries préparées par David. Il a bien fait de venir !
Une petite panne technique avec le haut du lazy jack qui est endommagé
menaçant de céder. Décision est prise de le doubler et de tenter une
réparation de fortune. Possiblement les prises de ris vent arrière créent
des frottements avec l'oeillet qui sert à affaler la corne de la GV.
Faire un noeud pour supprimer la partie endommagée est la solution
retenue, nous n'avons pas la longueur suffisante en bout de cette section
pour remplacer.
Je hisse Eléonore dans le mat, David au pied de mat la sécurise avec la
drisse de Gennaker. Une heure plus tard le résultat est jugé satisfaisant.
Quelques ecchymoses et brulures superficielles sur les jambes font dire à
Eléonore, "je ne monterai plus en short !"
Elle descend se reposer pendant que je range et réinstalle les drisses GV
d'abord puis Gennaker ensuite... Non ! Ca ne passe pas. En faisant le
noeud de la doublure Eléonore l'a positionné du mauvais coté au regard de
la drisse de GV. Il faut remonter.
Je descends lui dire que ça ne passe pas et qu'il faut reprendre une
partie de la manoeuvre. "Je mets mon pantalon de quart et j'y vais !"
Milene a surnommé Eléonore Wonderwoman, on voit bien pourquoi.
5 Minutes après tout est terminé et nous reprenons notre route.*
* Je plaisante, on ne peut pas vraiment s'arrêter ici et tout cela se fait
en mouvement et balancement : merci la houle.
 
 
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"J’ai dû monter au mât pour faire une manip de secours. Je n’ai jamais

autant juré de ma vie, le bateau tanguait et en haut du mât on est

littéralement projeté de droite à gauche, c’est impressionnant"

 
 
18 Décembre  Jour 7
10:31 UTC
GPS : 21°50 N 27°21 W
Premier poisson hier, jaune, l'arrière du poisson ressemble à une dorade
coryphène mais la tête est moins ronde, plus fine, bouche de prédateur,
68cm et délicieux en ceviche
 

Éléonore : "Lune ce soir : on ne voit que quelques étoiles. 20 nds de vent établis,

houle depuis hier. Un avantage : on avance bien!

Par contre la vie à bord est beaucoup moins confortable. Journée difficile.

J’ai eu envie d’arriver tout le journée. J’ai peur que cette envie demeure si forte!

Mais je me dis qu’il faut que je dépasse ce sentiment. Et qu’il doit y avoir quelque

chose d’autre, de nouveau derrière. 

Comme en montagne quand on persévère. Il va falloir que je gère mon sommeil.

Je n’arrive pas à dormir avant mon quart de minuit. Avec la houle j’ai très peur.

C'est aussi un challenge : comment lâcher prise : je vais être obligée sinon je vais

m’épuiser. Prendre les choses comme elles viennent, jour après jour. 

En tout cas, joie de voir les enfants si bien et jouer, jouer. " 

 

 

19 décembre  Jour 8
GPS 19°28 N - 31°10 W
à 16h00
Pour répondre à une question : 
Il n'y a pas de point tous les jours, on est parfois débordé !
Ce matin par exemple après le petit déjeuner et la mise en place des
lignes : "un poisson" crie Adélie, exact, nous remontons à bord une belle
dorade de 60 cm. Au moment de remettre la traine, Théophile : "un poisson
!"... Exact aussi sur tribord cette fois une nouvelle dorade de 68 cm !
Les deux sont à bord, la première a été poelée ce midi, la seconde se
partage entre ceviche ce soir et salade demain.
Pêche miraculeuse.
Premiers poissons volants autour d'Entheos, c'est spectaculaire...
Petit bilan de cette première semaine de transat, nous avons parcouru 880
MN [milles nautiques] soit une petite moyenne à un peu plus de 5 noeuds
Nous sommes à 1/3 de la transat et partis sur un rythme de 3 semaines en
mer, à moins que nous n'accélérions dans les alizés
Notre départ par la route nord pour les 2 premiers jours nous a retardé
car apres avoir parcouru 270 M en 2 jours et devant l'incertitude météo
nous avons plongé sud pour rejoindre la route traditionnelle et atteindre
les alizés, ensuite 4 jours avec 6 à 12 noeuds de vent, et une chute
spectaculaire de la vitesse.
Depuis ce matin nous avons enfin 15 à 20 noeuds de vent NE à ENE et
accélérons un peu.
 
 
20 décembre  Jour 9
De Éléonore :
Nous avons eu la première semaine des conditions plutôt clémentes : un peu
de vent, pas de houle. Ca nous a permis de bien nous faire à la vie à
bord. Chacun a trouvé son rythme entre ses quarts, les repas, la
préparation des repas, la vaisselle, les lectures, les jeux de société, la
pêche, le sextant ...
Depuis 3 jours le vent est monté, la houle a grossi. On touche les alizés!
C'est bien, on avance plus vite mais la navigation est plus tonique. Je
dors assez peu, les bruits et les mouvements du bateau impressionnent. Les
enfants eux continuent à dormir comme des loirs!
Avant hier, petit coup au moral, j'avais très envie d'arriver! Il va
falloir dépasser cette envie et se mettre au rythme du bateau. Bel
exercice! Et cette nuit on fêtera la mi-transat (en milles en tous cas)!
Adélie m'a dit hier que finalement c'était chouette de traverser. Ca lui
convient bien : lever quand elle le souhaite, puis jeux, papotations,
dessins ... le bonheur pour elle!
Moi je commence à avoir besoin de me défouler les jambes. On a pu se
baigner le 4ième jour en mettant à profit un moment de "pétole" (pas de
vent). Quelle étrange impression de se retrouver dans cette immensité. On
se sent bien vulnérable. Les baignades sont très rapides et pleines
d'adrénaline, on se tient à un
bout car le bateau continue à avancer bien sûr et il ne faut surtout pas
lâcher! Paul s'est baigné aussi, il était tout content.
Hier j'ai tenté le "footing sur place". Pas mal.
On mange super bien parce qu'on a le temps de cuisiner. Mais on n'a plus
que 1 ou 2 jours de produits frais. Après on misera sur les conserves.
Berk! Les enfants, eux, attendent les raviolis avec impatience. Ils parlent
même de les garder pour .... Noël!
Paul et Adélie discutent comme des fous à la barre. Le collège n'a plus de
secret pour Paul qui a hâte de faire sa rentrée ...
Paul et Théophile jouent comme des fous, à tout, mais surtout à des jeux
imaginaires, on ne comprend rien. Et les 3 font de multiples jeux de
société. On a fait une journée nain jaune hier. Nos
voisins, les N., nous avaient préparé le jour du départ un gros paquet
à ouvrir en traversée. On l'a ouvert avant hier : il y avait pleins de
nouveaux jeux. Les enfants étaient aux anges. C'était une belle surprise,
bien appropriée!
 
 
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21 décembre  Jour 10
GPS 17°01 Nord 35°31 W 21/12 à 14H00 UTC
Hier matin David disait : « Il pourrait refaire la route ici, elle est bien
cabossée !"
Effectivement la houle fut un temps difficile
Nous sommes depuis 48 h voiles en ciseaux, alternant Gennaker et GV avec
Genois + GV 1 ris
Nous avons eu deux journées plutôt sympas, bien ventées avec 151 MN
parcouru hier et 142 aujourd'hui le moral est remonté en flèche,
accompagné de poissons volants qui, hier, ont eu le bon goût de s'échouer
sur Entheos. Ramassés par David et Théophile, ils ont ensuite été préparés
avec talent par Eléonore (lever les filets de poissons volants fut un tour
de force) : c'est excellent !
Débat sur le changement d'heure : en route partiel (2h à mi transat) ou
total (4h) à l'arrivée... les avis sont partagés
Nous devrions passer la mi transat à minuit cette nuit
 
 
22 décembre  Jour 11
18h00 UTC - GPS : 16°21 N 37°54 W
C'est la fête sur Entheos, nous avons passé la mi transat durant la nuit
De fait le matin au petit déjeuner Eléonore a préparé des crâpés
Ce midi nous avons mangé les dernières tomates et ce soir nous aurons du
poisson (nous en avons pêchés deux d'un coup, une dorade coryphéne et un
thazard semble-t-il)
David apprend à lever les filets
Au menu ce soir : poisson cru et poisson grillé
Tout va bien à bord
Nous avons encore des choux, une mangue, une pasteque, trois melons, une
courgette, deux aubergines... bref quelques produits frais (j'oubliais, il
reste aussi des poivrons). De l'eau en quantité industrielle, 90% de
notre gazole voir plus. Bref rien ne manque à bord, pas même la bonne
humeur.
A noter que le vent des deux jours précédents a disparu depuis 24h (nous
avons entre 6 et 11 noeuds : on se traîne et n'avons parcouru que 114 MN
de plus). On espère tout de même que cela ne va pas durer !
 

Eléonore : "Quand le bateau n’avance pas, c’est le moment de grandes

remises en question et des doutes : A t-on pris la bonne route ? 

Et si ça continue ? A t-on assez d’eau, de vivres pour durer en mer ? 
On compte, et recompte dans tous les sens, on fait des moyennes,

des statistiques et l’esprit s’emballe.

En même temps c’est bien agréable de naviguer tranquillement.

Chacun peut mener sa vie à bord ; pêche, lecture, cuisine, jeux, réparations

diverses.

 

 

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Même la baignade devient envisageable! Et un plouf au milieu de l’Atlantique

est une drôle d’expérience! On ressort de la baignade tout revigorés.

Et pourtant elle n’a duré que quelques minutes. Ca reste impressionnant

et même si on a réussi à caler le bateau à 2 nds, ça file! Il faut s’accrocher

au bout flottant prévu pour. Attention à ne pas lâcher! 

Et une baignade signifie aussi toilette, lavage de cheveux. Un luxe!

Et puis surtout, aller lentement, ça oblige à revenir à l’essentiel et à remettre

en question notre rapport au temps. Pourquoi vouloir toujours aller plus vite ?

Ici, pas de maîtrise du vent. Mais on a le choix : soit on subit, soit on va avec,

au rythme que nous propose la nature. Et finalement n’est-ce pas cela le

voyage ? Se laisser porter, entrer dans la danse proposée par la nature.

Adhérer. Se mêler à. Une autre façon de dire « vivre l’instant présent ».

Sentir la pulsation, le rythme, la respiration. Comme au piano."

 
 
23 décembre  Jour 12
UTC 14h25 : 16°13 N 40°01 W
Nous avons croisé un premier voilier ce jour, juste vu à l'AIS à 10 MN de
nous mais sa route différait légèrement et nous ne nous verrons pas
physiquement - échange courtois par radio avec l'équipier de quart qui
m'indique que le capitaine sera disponible à 8:00 (équipage pro voilier
Vintage de 26 M)
Nous pensions avoir pris deux poissons hier, finalement au moment de
ranger la dernière ligne une dorade s'est invitée ! C'est l'abondance de
mi transat sans doute
Nous avons aussi profité du calme d'hier (manque de vent et peu de houle)
pour faire un grand ménage sur Entheos qui en avait bien besoin.
Pour finir Adélie et Théophile ont fait un concours de pâtisserie et nous
avons eu deux gâteaux...
Le moral est bon, il fait beau et le vent semble revenir !
 
 
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Eléonore :

"La question des ressources - limitées - ou le cycle infernal

On a beaucoup debriefé sur l’eau, qui nous semblait la réserve la plus

limitante en traversée. Or, nous découvrons que nous sommes champions

en économie d’eau !

A l’inverse l’électricité nous pose bien des soucis. Les panneaux solaires

ne rechargent pas assez, nous ne sommes donc pas autonomes et nous

devons allumer le moteur environ 1 à 2h par jour (en débrayé car nous

avançons quand même plus vite avec le vent !). Déception !

(nous découvrirons la dernière semaine que nous avions un souci

au niveau de la liaison entre la barre et les drosses de barre ce qui consommait

beaucoup d’énergie. Plus besoin de moteur à la fin. Ouf!).

De là découle une cascade de comportements et réflexions pour limiter

l’utilisation de l’eau & de l'électricité : 

attention à la chasse d’eau des toilettes (eau de mer mais mise en route d’une

pompe électrique)

nous n’allumons plus de lumières, nous avons adapté notre rythme de vie

avec le soleil et frontales en quart

nous découvrons une mini fuite tribord qui déclenche la pompe de cale… électrique.

Donc nous pompons manuellement tous les 2 jours pour qu’elle ne se déclenche pas

nous barrons dès que possible pour mettre en pause le pilote

nous éteignons le frigo la nuit

nous éteignons les aides à la navigation le plus souvent possible (radar, AIS, VHF)

nous réglons au minimum les écrans de navigation

nous utilisions au minimum les ordinateurs et téléphones (la recharge de ces appareils

consomme finalement beaucoup !)

nous n’utilisons plus le piezzo électrique pour allumer le gaz, nous avons un briquet

(il n’y a pas de petites économies !).

Par ailleurs, nous réalisons que notre autonomie en gaz n’est peut être pas assurée

(nous avons 2 grosses bouteilles de butane mais l’une s’est avérée vide le matin

du départ, nous en avons donc une qui normalement tient 2 mois 1/2. Mais en

traversée nous cuisinons énormément). Donc révolution dans la façon de cuisiner.

Nous ne cuirons le pain qu’une fois tous les 2 jours, nous essaierons de ne faire

qu’un gâteau tous les 2 jours (finalement on a succombé, nous sommes revenus

à au moins un gâteau par jour). 

Nous serons hyper attentifs pour les thés/tisanes à ne faire chauffer que la quantité juste.

Les crêpes nous semblent une bonne idée, la cuisson est rapide. Mais est-on rationné

en oeufs ? Non de ce côté ça ira, ouf (120 oeufs embarqués…)

La palme d’or revient au poisson que nous pêchons et que nous dégustons en ceviche

donc sans cuisson! 

Il faut comprendre les conséquences : si nous n’avons plus d’électricité, cela signifie

plus d’outils de navigation. C’est à dire que nous ne savons plus où nous sommes. 

Moins grave : sans électricité nous n’avons plus de pompe qui sort l’eau des réservoirs

(j’avais acheté 5m de tuyau pour pouvoir aspirer et transvaser l’eau des réservoirs

dans des bouteilles si nécessaire - merci papa, je me suis souvenue quand tu transvasais

des cubi de vins en bouteilles !!!)

plus de WC (il faudra alors utiliser des seaux …), 

Pour l’eau, voici nos adaptations : 

élastiques aux robinets pour empêcher l’eau de couler à moins de tenir ouvert. C’est

très pénible mais diablement efficace

solution hydroalcoolique pour les mains

toilette au gant 

quand les conditions de navigation sont clémentes : toilette eau de mer et rinçage

eau douce avec un pschit de jardin (très efficace!)

lavage des cheveux : désolés, on les garde sales ! (sauf quand les conditions sont

clémentes, baignade, shampoing, baignade)

Vaisselle : à l’eau de mer, rinçage eau douce

Tout ça devient un jeu. On réalise à quel point nous consommons sans même nous

en rendre compte, à chaque étape du quotidien. Et que clairement nous sur-consommons. 

Tout le monde a pris conscience à bord des habitudes de surconsommation qui sont

les nôtres."

 

 
24 décembre  Jour 13
19:15 : 16°00 N 42°27 W
Un grand bonjour du 16eme parallèle
Soir de réveillon on prépare un repas de fête
nous sommes à 1000 MN de l'arrivée et à nouveau 6 noeuds de vent... depuis
hier après-midi entre 6 et 12 noeuds, du coup on enchaine les baignades
(l'eau est chaude : c'est incroyable)
On vous embrasse et on prépare la fête !
 
 
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25 décembre  Jour 14
15°36 N 43°38 W  10:30 UTC
9:30 à bord d'Entheos où nous avons commencé notre décalage horaire
en tenant compte de notre adaptation naturelle au nouveau rythme du soleil
Hier super diner de Noël avec entre autre du saumon fumé (... ?!?
industriel alors que nous pêchons des poissons merveilleux tous les jours)
: Paul est aux anges, un filet mignon séché par nos soins, recette Maïma
(bateau copain rencontré à Porto Santo et qui croise au Sénégal) et la
fameuse bûche de Noël façon mémé, une grande pensée pour l'anniversaire ce
jour des 100 ans de la maman de mamicha et grand mère d'Eléonore !
Une rencontre en ce matin de Noël, le voilier Elise nous appelle pour nous
souhaiter un joyeux Noël ! Ils nous voient à l'AIS, tres bientôt nous
voyons nos voiles et nous croisons à 2MN. Chansons de Noël par VHF ! Ce
couple de Hollandais sympathiques nous donne rdv au mouillage devant
Bridgetown à la Barbade.
Une commande des enfants les fameuses carottes pomme de terre d'Eléonore
(ce sont maintenant les seuls "légumes frais" qui nous reste*)
* en réalité il nous reste une courgette, deux aubergines et des petites
tomates un peu mûres qui feront une bonne ratatouille ce midi. D'ailleurs
il nous reste encore trois melons, une mangue et des pommes, oranges.
Nous sommes à une semaine environ de notre arrivée et espérons toucher la
Barbade le 31/12.
Les alizés sont vraiment capricieux, aussi après réflexion et un routage
chargé sur SQUID, nous plongeons au 220° pour quelques 200 MN jusqu'au
11°53/46° peut être empannerons nous avant si le vent permet de reprendre
une route plus directe.
Ce changement de cap débuté hier après midi nous donne une arrivée le
31/12 !... Mais souvent les routages sont un peu optimistes.
 
 
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26 décembre  Jour 15
17H40 UTC
13°06 N 45°50 W route au 250°
Nous devrions, si le vent se maintient,
arriver entre le 31 et le 1er janvier : hier + de 150 MN parcourus.
Adélie et David cuisinent : gâteau au chocolat et speculos
Hier soir j'ai fait la dernière ratatouille (plus de tomate ! courgette et
aubergine). Ce midi c'était poêlée de légumes : plus de poivrons ! Les 5
kg sont passés...
Au rayon des produits frais : Nous avons encore du butternut, du choux,
des melons et pommes et oranges !
Nous avions prévu un ravitaillement supérieur au besoin, et avons encore
une grande quantité de conserves en tout genre.
Tout le monde va bien à bord et le père Noël a été fort généreux... 
Ce fut une superbe fête de Noël avec beaucoup de joie, des chansons, de la
musique.
Nous avons beaucoup pensé à la famille et à nos amis avec un petit
pincement au coeur de ne pouvoir être avec vous. Ce sera l'an prochain !
L'autre côté de la transat : l'esprit d'équipe
Il y a trois jours David dit il y a un bruit au niveau du poste de barre à
bâbord, j'ouvre la trappe et regarde, l'axe qui relie le pilote
automatique au segment de barre est desserré et bouge fortement. Nous
enroulons le génois allumons le moteur tribord coupons le pilote et
Eléonore descend, s'assied sur le moteur et revisse ledit axe pendant que
je maintiens le bateau sans à coup dans la barre (elle a les mains sous le
segment de barre...)
Dans la foulée la perte d'énergie que nous avions repérée et dont nous ne
trouvions pas l'origine semble arrêtée ! Nos batteries rechargent à 100% !
Je crois que le pilote devait compenser l'axe dévisser en intervenant 
beaucoup plus… débauche d'énergie.
Le lendemain rebelote, de l'autre côté, cette fois c'est l'axe entre le
segment de barre et la barre de liaison qui bouge. Depuis vérification
journalière de ces axes que nous resserrons tous les 2 jours.
 
 
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27 décembre  Jour 16
19h30 UTC
GPS : 12°12 N 48°28 W
Cap 270
Nous avions lancé un routage sur SQUID le 24/12, routage qui nous fait
arriver ... le 31 à 9h30 !
Nous sommes maintenant parti pour un long bord direct sur Bridgetown
Le 31 matin parait ambitieux. Le vent est soutenu 18 - 22 noeuds. Nous
sommes prudents (1 ris dans la GV), gennaker rangé. La houle est plus
forte 2, 3 m et un peu croisée, nous freinant parfois.
Nous avons calculé une arrivée pour le 31 dans la soirée : peut être
verrons nous les feux d'artifice. Et si le vent baisse ce sera le 1er
janvier.
Tout se passe bien à bord. Hier soir un petit poisson volant a fini dans
la poêlée (c'était bien maigre pour 6) et ce midi un nouveau poisson a
mordu une traine. Délicieux environ 50 à 60 cm dans les teintes gris
foncées avec une chair proche du thon.
Les jeux de société à bord tournent à plein régime.
Tout le monde est en forme, nous avons encore plus de 50% d'eau et venons
de retrouver une belle courgette qui nous servira dans une poêlée de
légumes demain (avec carottes, oignons, pommes de terre et champignons)
On se demande même si nous ne devrions pas ralentir un peu pour continuer
profiter)
Seule déconvenue pour l'équipage : la piscine est fermée, houle et vitesse
ne permettant pas de se baigner en sécurité !
 
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28 décembre  Jour 17
Au milieu des dauphins !
Hello du 12eme N
Ici tout va bien, nous sommes au 12°35 N 51°07W
Vent E à ENE 18 à 28 noeuds, mer un peu formée
On avance bien et pensons arriver entre le 31 soir et le 1er matin, nous
lançons un concours de pronostic sur l'heure d'arrivée à bord d’Entheos.
Plusieurs traines cassées aussi, il faut bien que le poisson gagne parfois !
Je file il y a des dauphins sauteurs annoncés à l'avant du bateau,
spectacle à ne pas manquer.
 
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29 décembre  Jour 18
GPS 12°36N - 54°16W
Vent frais à Grand frais, mer forte ("c'est comme cela que j'imaginais
l'océan" ; David)
(6 à 7 Bft)
On fonce vers notre arrivée, 170 MN parcourus en 24h depuis hier et un
record de vitesse pour la transat à 16,1 noeuds (notre précédent record
sur Entheos à 16,6 tient toujours mais pour combien de temps ?)
Il est 16h30 à bord : nous avons changé d'heure pour passer en UTC - 2H
Reste à parcourir 300 MN
Concours de pronostic lancé pour
l'horaire d'arrivée d'Entheos  à la Barbade, tout l'équipage a participé.
Sauf un mousse (le plus jeune) qui nous voit arriver le 1er, tout le monde
est convaincu que nous serons à la Barbade pour le réveillon. Celà semble
plus que probable !
Nous avons une navigation musclée mais sympathique (prise du 2eme ris à
6h00 à la fin de mon quart avec David - sans souci) - tout se passe bien à
bord même si les produits frais, mis à part oranges pommes et melons, font
maintenant défaut.
Un petit mot sur les poissons volants, superbes à voir décoller et plonger
dans les eaux par petits groupes tels autant de fléches argentées filant à
tire d'aile. Il convient de se méfier de l'animal qui, sous un dehors
sympathique, est en réalité fourbe et sournois. Drôle d'être qui veut se
faire passer pour ce qu'il n'est pas : un oiseau.
Nous ne sommes pas dupes !
A la tombée de la nuit il tente d'envahir le bateau en sautant sur le
trampoline. Heureusement à ce jour l'équipage fut toujours suffisamment
nombreux et prompt pour attraper ces passagers clandestins et leur faire
le sort qu'il convient à ces outrecuidants personnages.
Hier à la tombée de la nuit la tactique de ce vil animal a changé. Je vous
narre l'attaque, que dis-je l'agression dont le capitaine d'Enthéos fut
victime. Au soleil couchant un poisson volant a tenté de déséquilibrer le
capitaine d'un coup d'aile-nageoire en pleine nuque.
A peine le temps de dire ouf, sortir le couteau à sushi et la planche à
découper, le mousse Paul tente d'attraper au vol l'importun. Il s'enfuit
le bougre, à vol de nageoire !
Il se dit à bord d'Entheos que le capitaine n'aurait plus toute sa raison
depuis l'incident. Ou peut être est-ce le soleil, ou le manque de sommeil
?!?
 
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30 décembre  Jour 19
 
31 décembre Jour 20
Ceci est le dernier message Iridium - transat aller
GPS : 13°05N 59°37 W
Mouillage dans Carlisle Bay - Bridgetown - La Barbade
Nous fûmes accueillis hier matin, après un peu moins de 20 jours de
navigation, par les coast guards de la Barbade. Militaires souriants, mais
fermes nous demandant nos intentions. Nous allons mouiller et ensuite nous
viendrons faire la clearance. No sir, you do the clearance first, follow
me... (pour les non anglophones : non monsieur, vous faites la clearance
en premier, suivez moi). Nous avons suivi ces messieurs jusqu'au terminal
de croisiere, port en eau profonde et fait le tour des 3 bureaux (santé,
douanes, immigration). A/R et papiers = 2 h !
Tout le monde était bien content d'arriver même si il n'y a eu qu'une
gagnante au concours... pour 45 minutes Eléonore a finie première devant
moi, Adélie est en 3 et Paul et David suivent. Seul Théophile avait parié
sur le 1er janvier.
La gagnante a emporté une belle serviette à l'effigie de la Barbade...
Elle est la seule a avoir une serviette propre à bord à ce jour !
Jalousie.
Nous avons trouvé quelques échoppes ouvertes hier mais après la clearance
etc on est arrivé au mouillage le midi et sommes allés faire les courses
dans l'aprés midi du 31... plus grand chose à acheter. De même aujourd'hui
ou  tout est fermé.
On se rattrapera demain avec un programme au top, à 8 h on file au fond de
la baie avant les bateaux à touristes pour nager avec les tortues (tuyau
d'un bateau voisin), ensuite les courses et trouver une machine à laver.
On a repéré le marché au poisson et les produits frais
Le mouillage est dans Carlisle Bay, belle plage de sable fin et blanc, mer
transparente mais mouillage un peu urbain
Cependant ça ne bouge pas, c'est plutot pratique, alors pour
l'atterrissage post transat c'est pas mal du tout.
La ville de Bridgetown est dépaysante, et je rêve de m'y promener en
journée post fêtes pour voir un peu plus la vie locale.
Passez toutes et tous une heureuse année 2019 !
Il faut que l'on trouve un moyen de se connecter à internet, ce sera
demain avec les boutiques ouvertes et une carte data locale car le wifi
des bars locaux n'est pas trop stable.
Fin de connexion iridium jusqu'au retour. 
Hier pour le diner du réveillon c'était spaghettis bolognaises maison
(j'avais trouvé des steacks hachés surgelés dans une épicerie locale et
David les tomates dans une rare échoppe ouverte : les enfants étaient
ravis !) On a prolongé la soirée en jeu de société avec un Dixit endiablé
 
 
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Terre ! La Barbade en vue !
 
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Mouillage dans Carlisle Bay - Bridgetown - La Barbade
 
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02/02/2019
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